Dans un objet communément appelé « costume », trois danseurs partagent jambes de pantalon, manches ou blouse de salopette de sorte à constituer une unité mobile à trois corps où chaque partie est interdépendante de l’autre.
Constituant une sorte d’être à trois, à mi chemin entre faire et laisser faire, cette performance met en exergue un lien tragicomique entre 3 corps aux destins liés. Cette proposition, qui enferme la danse dans une seconde peau partagée, conduira les danseurs à visiter des états de corps changeants. Cette enveloppement de 3 personnes en une entité multiple constitue la base du langage de mouvement qu’ils parleront de concert et de mise en œuvre d’intentions communes dans leur rapport à l’environnement.
Tour à tour marionnettes ou manipulateurs, mûs ou mouvants, ce corps étendu permettra de faire apparaître des rapports ludiques avec les lieux investis et les objets qui peuplent l’espace urbain/rural.
Parfois souffleur, parfois sonneur, le musicien mettra en résonance sa lecture de l’image avec la proposition plastique des corps enchevêtrés. Son espace sonore pourra être aussi en mouvement et encourager le regard tridimensionnel du public en circulant autour de la sculpture tricéphale, parfois immobile, parfois en lente transformation, parfois en état provisoire de chaos.
Cet enveloppement de trois personnes en une entité multiple constitue la base du langage de mouvement qu’ils parleront de concert, mais il leur dictera aussi les intentions communes à mettre en œuvre dans leur rapport à l’environnement. Tour à tour marionnette ou manipulateur, mû ou mouvant, ce corps étendu permettra également de faire apparaître des rapports ludiques dans les lieux investis et les objets qui peuplent l’espace urbain/rural.

Le costume, qui constitue une scénographie en soi, propose donc une vision étrange et burlesque de trois corps associés.
Dans un corps à trois têtes , sans hiérarchie, le défi est d’harmoniser l’esprit qui anime cet être hybride pour que les relations qu’il crée avec ce qui l’entoure soient visibles de tout un chacun.
Dans cette tâche incongrue d’animer un corps multiple, le musicien contribuera à unifier la vision en faisant vivre les espaces d’intervention par des propositions de sons concrets, liés aux matériaux du lieu, mettant en résonance sa lecture de l’image avec la proposition plastique des corps enchevêtrés.
L’objet lien, « le costume », est réalisé par Caroline Fainke, artiste belge, pour qui le textile et son rapport au corps en mouvement sont au centre de sa démarche artistique.
Danse : Patricia Kuypers, Mari Siles, Franck Beaubois
Paysage sonore : Eric Massua
Costumes : Caroline Faïnke
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